Eh oui, la musique aussi soigne

La musicothérapie est une des composantes de l'art-thérapie qui agit dans le domaine du non verbal. Elle consiste à utiliser la musique comme outil thérapeutique, pour rétablir, maintenir ou améliorer la santé mentale, physique et émotionnelle d'une personne.


Musicothérapie active ou réceptive ?

Selon la personnalité, les affections et les objectifs des individus, le musicothérapeute peut se servir de deux approches :

  • La musicothérapie « active » qui favorise particulièrement l’expression de soi. Elle privilégie des techniques d’intervention comme le chant, l’improvisation instrumentale ou gestuelle, la composition de chansons et l’exécution de mouvements rythmiques au son de la musique.

 

  • En mode « réceptif », l’écoute de la musique peut stimuler l’énergie créative et aider à accroître la concentration et la mémoire. La musique peut aussi faire surgir des émotions, parfois oubliées ou profondément enfouies. Le thérapeute pourra utiliser ces émotions pour enrichir la démarche thérapeutique, et mettre de nouveau la musique à contribution.

                                                                    

 

 

 

 

 

Bienfaits de cette thérapie :

  • Chez l’enfant autiste :

Des études ont montré que la musicothérapie active est la plus appropriée. On a en effet constaté que les stimulis sonores diminuent l’anxiété face à la réalité extérieure, leur visage devient ainsi plus expressif, ils améliorent le comportement socio-affectif et procurent une meilleure confiance en soi, une plus grande acceptation des changements et un sommeil mieux réparti.

De même, chez les enfants ayant des troubles du langage, le chant contribue à améliorer l’articulation ainsi que le rythme et le contrôle de la respiration.

 

  • Sur la douleur :

En raison de son effet physiologique, une musique relaxante peut atténuer la douleur et l’anxiété en abaissant le taux de cortisol (une hormone associée au stress) et en libérant des endorphines qui ont des propriétés à la fois calmantes, analgésiques et euphorisantes. La musicothérapie pourrait ainsi contribuer à diminuer les doses de morphine et d’autres sédatifs, d'anxiolytiques ou d'analgésiques utilisées durant une sédation.

 

  • Chez le nourisson :

Il a été mis en avant que les sons graves de la contre-basse traversent la parois abdominal. Ainsi le psycothérapeuthes privilègient la musicothérapie dite "réceptive". Au début, dès la septième semaine de grossesse, le foetus peut percevoir la vibration des sons avant même la formation de l'appareil auditif, grâce aux os de son crâne, le bassin de la  mère servant de résonateur. Ensuite, durant toute la grossesse, les hautes fréquences sont filtrées par les muscles et le liquide, et seules les basses fréquences viennent vibrer contre les corpuscules tactiles de la bouche et des mains du bébé, comme une ficelle à laquelle on impulserait de lentes et fortes ondulations. Renforcées par la caisse de résonance utérine, elles viennent caresser sa bouche. L'émotion est si forte que les battements de son coeur s'accelèrent, il s'étire, tourne la tête, suce son pouce ou gambade.

Ainsi, après la naissance, l'enfant est capable de reconnaître un morceau de musique ou une voix auquel on l'aura familiarisé durant la grossesse. A son audition, il se calme ou manifeste de l'intêret. Par alleurs, les sons aux fréquences très basses facilitent l'endormissement de l'enfant dans les mois qui suivent la naissance.

L'expérience a été faite en  milieu hospitalier aboutissant à un bon pourcentage d'endormissement des touts-petits.

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